samedi 7 novembre 2015

Qu'est-ce que donner?




En voila une grande question!
Jusque là, elle je me la suis jamais posé, car c'était quelque chose de naturel et spontané qui me venait.
Pas tout le temps pas forcément en grande quantité.
Mais une collègue m'a fait douter, en me disant " tu as du mal à donner"!
C'est alors que je j'ai fait une grande introspection en moi? Je vous raconte pas le remue ménage, après coup.
Je ne vais Pa, non plus, vous faire la dissertation de ce qui m'est passé par la tête, ni même de celle du sens du mot.
Tout simplement parce que chacun y met le sens qui lui correspond, selon son vécu, ses valeurs...
Les miennes sont le fruits d'un long cheminement encore en cours...
Il a fallut que j'ai 39-40 ans pour me recentrer sur la question, avant j'étais dans la frénésie du monde actuel, consommation, gaspillage, surconsommation.
Puis j'ai commencé le bénévolat, qui m'a apporté beaucoup de réponses.
Depuis janvier 2015, j'ai commencé une démarche vers la simplicité volontaire, le minimaliste, l'écologie, bref une vie plus saine dans tous les domaines. Une démarche qui me permet jours après jours de me recentrer sur moi, sur l'essentiel, sur le sens que je veux donner au choses.
Elle n'est pas aboutie, ( le sera t-elle un jour?), mais déjà des éclaircissement se dessinent au fil du chemin.
Grève de bavardage, voici donc les quelques points que je veux partager sur ce blog:
  • Donner, c'est donner de son être, de sa personne sans attendre en retour ( oui je sais Florent Pagny le dit aussi!): mais ce que je constate, c'est que sans attendre de retour, sans expectative, on est rarement déçus, et souvent agréablement surpris de ce qui arrive en retour. Laissons alors se dérouler les choses.
  • Il ne faut pas forcément donner beaucoup, mais bien. On en revient toujours à la Maxime " les is more". Quelques soit ce que l'on donne, son temps, son argent, des objet, le donner petit à petit, plutôt que tout d'un coup, aura plus d'impact. Parfois quand il Ya trop , l'essentiel est perdu dans la quantité. Je me rappelle d'un atelier initiation à la broderie, où je n'ai eu qu'une participante, j'y suis allée, il y a eu un véritable échange, l'une comme lm' autre avons apprécié ce moment.
  • C'est encore mieux quand on y met du sens, cela devient un acte responsable, choisi et motivé, plutôt que poussé par une mode ou un élan général.
Pour moi, concrètement ça veut dire: que je privilégie les librairies aux grands magasins de livres sans parler du géant de la commande en ligne pour ne pas citer son nom. Ça veut aussi dire, que si j'ai besoin de matériel pour la broderie le crochet, je vais soit le, commander chez mon amie mercière pour la soutenir dans son activité, soit l'acheter à des particulier d'occasion ou pas, pas uniquement parce que c'est moins cher, mais aussi parce que je sais que ça servira à une passionnée pour pratiquer sa passion. C'est aussi mon engagement à la ressourcerie, dans tous les domaines, pour soutenir leur action qui a du sens pour moi. Je pourrai en citer des tonnes d'exemples, mais je préfère m'arrêter là.

Alors oui, cette discussion avec ma collègue m'a remué, mais elle m'a permis de refaire le popint sur mes valeurs et me recentrer encore plus dessus. Passé l'amertume de cette réflexion difficile à avaler de premier abord, après l'avoir tourné dans tous les sens, j'ai ravagé ma salive et garder mon argumentation un peu vindicative pour moi.

Je conclurai seulement en disant " quand on reçoit une lettre, on ne se limite pas à l'enveloppe, on regarde à l'intérieur, alors faisons autant avec les êtres humains avant de juger".

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